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PRODUCTION / FINANCEMENT Roumanie / Luxembourg / République tchèque / Croatie

Bad Luck Banging or Loony Porn de Radu Jude est en post-production

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- Le film suit ce qui se passe après qu’une enseignante en lycée ait posté sur internet un clip porno amateur

Bad Luck Banging or Loony Porn de Radu Jude est en post-production
Katia Pascariu dans Bad Luck Banging or Loony Porn (© Silviu Ghetie)

Le cinéaste roumain Radu Jude travaille actuellement sur la post-production de son neuvième long-métrage, Bad Luck Banging or Loony Porn (anciennement connu sous le titre de Sleepwalkers). Le projet est produit par Ada Solomon à travers microFILM, en coproduction avec Paul Thiltges Distributions (Luxembourg), Endorfilm (République tchèque) et Kinorama (Croatie).

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Le scénario, composé par Jude, va explorer la relation entre l’individu et la société en montrant ce qui se passe quand une jeune enseignante en secondaire (Katia Pascariu) publie un clip de porno amateur sur un site web. Les conséquences de cette décision vont profondément affecter sa vie.

Le film a été tourné à Bucarest en août et en septembre, avec Marius Panduru comme directeur de la photographie et un budget total d'environ 900 000 euros. Le Centre national roumain de la cinématographie y a contribué à hauteur de 217 000 euros et le projet a aussi été soutenu par Cinéworld - Film Fund Luxembourg, le Fonds cinéma tchèque et le Centre croate de l'audiovisuel. Les autres personnages importants du film sont incarnés par Claudia Ieremia, Olimpia Mălai, Nicodim Ungureanu, Alexandru Potocean et Andi Vasluianu.

La productrice Ada Solomon a dit à Cineuropa que le processus de production a dû être complètement modifié à cause de la pandémie. Le projet, qui devait initialement être tourné pendant l’automne, a été avancé de presque de deux mois quand il est devenu clair, au début de l’été, que la pandémie allait durer. "Grâce à l’attitude responsable de notre réalisateur, nous avons tourné le film en prenant toutes les précautions, avec une équipe réduite et en déplaçant le lieu principal de l'action en extérieur. Nous avons aussi décidé d’intégrer la situation de pandémie dans l’histoire et de faire porter des masques aux acteurs à l’écran", a expliqué la productrice, soulignant le fait que les autorités roumaines n’ont pas mis en place d’aides à la production pour faire face aux nouveaux protocoles sanitaires.

Jude explique son approche dans ce film en ajoutant un sous-titre, "Croquis pour un film populaire", à son titre principal. "Si le titre se comprend bien d'emblée, le sous-titre mérite une explication plus détaillée. Malraux a écrit quelque part : 'Delacroix, tout en ayant l’habitude de dire qu’une peinture finie est bien sûr supérieure à une esquisse, a conservé beaucoup de ses croquis, les considérant comme des œuvres d’art aussi significatives que certains de ses meilleurs tableaux'. J’ai trouvé beaucoup de sens à cette idée et j’ai décidé de l’appliquer au cinéma, d'explorer ce que cela donnerait de faire un film semblable à un croquis, inachevé et cru."

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(Traduit de l'anglais)

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