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SAN SEBASTIAN 2020 Compétition

Harry Macqueen • Réalisateur de Supernova

“Il s’agit de documenter l’intimité”

par 

- Nous avons rencontré Harry Macqueen pour parler de son nouveau film, Supernova, avec Stanley Tucci et Colin Firth dans les rôles de deux vieux amants faisant un road trip

Harry Macqueen • Réalisateur de Supernova
(© Montse Castillo/Festival de San Sebastián)

Le deuxième long-métrage d’Harry Macqueen, Supernova [+lire aussi :
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, avec Stanley Tucci et Colin Firth dans le rôle d’amants vieillissants face à leur propre mortalité, joue en compétition au Festival de San Sebastian. Nous avons parlé au réalisateur britannique au sujet de ses formidables acteurs, des road movies et des lits.

Cineuropa : Stanley Tucci et Colin Firth sont formidables. Comment les avez-vous convaincus de faire ce film ?
Harry Macqueen : En gros, nous avons trouvé Stanley d'abord. Nous avons fait parvenir le scénario à Stanley et d'emblée, il a réagi très chaleureusement, ce qui a été incroyable à entendre. Il a ensuite regardé mon film précédent, Hinterland [+lire aussi :
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, et puis nous nous sommes rencontrés et nous avons passé du temps ensemble. Très vite, il a joué cartes sur table et il a dit : "Écoute, j’aimerais vraiment faire ce projet". Ce que nous voulions dès le départ, quand on a fait le casting, c’était trouver, si possible, deux acteurs qui avaient déjà un passé ensemble, parce que ce film est un récit à deux personnages plutôt intime, et cette alchimie est l'alpha et l'oméga du film. Nous avons vraiment eu de la chance à cet égard parce qu'une fois qu’il a dit qu’il voulait le faire, Stanley a dit : "Eh, peut-on parler de la personne face à laquelle je vais jouer ? Je ne fais pas ça d'habitude, mais Colin est mon meilleur copain. Est-ce que je pourrais lui faire passer le scénario". Évidemment, j’ai dit : "Oui s’il te plaît, ce serait génial". Et il a dit : "Tant mieux, parce que je le lui ai donné hier et il adore". Donc c’était un peu un coup monté.

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Et le choix de Dick Pope comme directeur de la photographie, est-ce que c’était aussi pour avoir un sentiment de familiarité ?
Ce qui est intéressant, c’est que le premier boulot que j’ai eu quand je suis sorti de l’école d'art dramatique, c'est ce film de Richard Linklater intitulé Me and Orson Welles [+lire aussi :
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. J’avais un tout petit rôle dans le film, et la plupart de mes répliques ont été coupées, mais quoi qu’il en soit, j’ai passé près de cinq semaines sur l'île de Man à travailler sur ce film, et c'est Dick qui filmait. Ça, c’était il y a 12 ou 13 ans, mais je me rappelle avoir noté combien il était agréable de travailler avec lui et Richard Linklater : ils étaient tellement détendus et adorables. Ensuite, quand nous réfléchissions à des directeurs de la photographie possibles pour ce film, le truc avec Dick, c'est que non seulement il est incroyable techniquement, évidemment, mais il a aussi tendance, comme le montre son travail avec Mike Leigh, à chercher des performances désinhibées. Il sait où placer sa caméra pour de faire obstacle à l'élément brut des performances d'acteurs.

Il n’est pas courant de voir des road movies dans la tradition du cinéma britannique, et pourtant vous en avez à présent deux à votre actif. Comment cela se fait-il ?
Nous ne faisons pas vraiment dans le road movie au Royaume-Uni. Je pense que c’est pour deux raisons : premièrement, c’est un petit pays comparé à l'Amérique ; deuxièmement, les voitures ne sont pas aussi importantes pour nous qu'elles le sont aux États-Unis. Donc j'ai trouvé qu’il serait intéressant de concevoir le film comme un "road movie générique", disons, et puis d’essayer de pervertir cela et de le caler dans le contexte caractéristique de la Grande-Bretagne d'aujourd'hui. En général, je ne m’intéresse pas vraiment aux road movies, bien que j’en aie fait deux, mais le sentiment que les personnages sont dans des parcours littéraux et émotionnels, le sentiment de la propulsion, le fait de voyager dans l’espace, tout cela est intrinsèquement très cinématographique.

Il y a beaucoup de lits dans ce film ? Pourquoi ?
Je l’ai revu l’autre jour, alors que je ne l’avais plus regardé depuis quelques mois, et je me suis soudain rendu compte de cela. Peut-être m’en étais-je rendu compte avant aussi, mais ça semblait peu pertinent à l’époque. Ils sont souvent au lit dans le film. Il s'agit ici de documenter l’intimité, or il n’y a probablement pas d’endroit plus intime qu'un lit. C’est amusant de les voir dans différents lits, certains où ils sont chez eux et certains qui ne collent pas. Ça m'a paru assez joueur de faire cela.

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(Traduit de l'anglais)

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